jeudi 26 août 2010

Scoop : en 1990, c'est l'heure des communications!

Soudain en manque de séries cultes des années 90, je suis allée louer Scoop 1 (1992, 13 épisodes), une série écrite par le duo Fabienne Larouche-Réjean Tremblay dont vous avez sûrement entendu parler. Scoop relate les aventures de Stéphanie Rousseau (Macha Grenon) , une jeune reporter dynamique qui travaille à l’Express (lire : La Presse), un important journal québécois. Il s’agit d’un quotidien intègre qui ne fait pas dans le sensationnalisme, contrairement à son compétiteur, La Nouvelle (lire : Le Journal de Montréal).  Le personnage de Macha Grenon est vraiment attachant, je veux être comme elle quand je serai grande (lire : quand j’aurai 28 ans…). 


J’ai également eu un coup de cœur pour Léone (Francine Ruel), la présidente du syndicat, qui a probablement la pire coupe de cheveux de l’histoire de l’humanité.


Anecdote - Rock et Belles Oreilles a fait une parodie de Scoop, et c'est Bruno Landry qui incarnait Léone.
Il a avoué, en entrevue : ''Quand on me choisissait pour jouer un personnage féminin, c'était un peu une mise à mort...''

Même si cette série a relativement bien vieilli, il faut s’habituer à certains petits détails… du genre, le ''méchant'' batteur de femme, très puissant, qui fait un appel important avec le téléphone cellulaire suivant :


Ok, on me confirme qu’il vient de perdre un peu de virilité.

Et aussi, un document important doit être transmis d’urgence au boss du journal, donc l’employé l’imprime sur du papier blanc avec des trous sur les côtés (c’te papier là me rend nostalgique), embarque dans son char, fait 20 km, et le remet en mains propres au grand boss.  C’est là qu’on constate que le courrier électronique nous a vraiment rendu vedge.
Et que dire des costumes ! (oups, on me confirme que les gens s’habillaient vraiment comme ça dans ce temps-là…). J’ai vraiment l’impression qu’au début des années 90, tout le monde était complexé et se trouvait pas assez gros… les hommes flottent dans leur complet, Roy Dupuis a une affection particulière pour les cotons ouatés XXL et les femmes portent des chemises qui leur font des épaules de 6 pieds de large… parlant de ça, je me rappelle qu’à 6-7 ans, je fouillais dans les tiroirs de ma mère pour trouver des déguisements et je me demandais vraiment c’était quoi le rapport avec les chandails à épaulette… 

Ce qui est intéressant de remarquer dans la série, qui date de presque 20 ans, c’est les thèmes qui y sont abordés…  autant certains peuvent toujours être d’actualité (les itinérants à Montréal, un scandale impliquant un ministre et des prostitués…), d’autres semblent correspondre à une réalité différente de celle que l’on vit en 2010.

Par exemple,  plusieurs épisodes décrivent l’histoire en long et en large d’un réfugié politique qui doit être retourné chez lui, au Salvador, parce qu’il a un casier judiciaire (mais ce n’est pas de sa faute) . Les reporters de l'Express se fendent en quatre pour lui permettre de rester au pays, et le réfugié fait un témoignage touchant à la télévision : ''On a aboli la peine de mort au Canada, mais en me retournant au Salvador, vous me condamnez à mort.''

Finalement, ils réussissent à le faire rester au pays, suite à des pressions sur la ministre de l’Immigration… mais durant cette aventure, les gentils reporters doivent faire face à plusieurs obstacles, comme les Méchants racistes qui viennent au journal pour leur mettre des bâtons dans les roues, ainsi que l'éditeur du journal, qui n'hésite pas à exprimer ses opinions Scandaleuses : ''De toute façon, ils volent toutes nos jobs!''

On voit ici une histoire très ''politcally correct'', qui reflète selon moi le climat social qui régnait au début des années 90. ''Nous avons été racistes dans le passé, et ce n’est pas bien! Il faut maintenant être gentils et accueillants, accepter les nouveaux immigrants et leur faire une grand place dans notre société ''. Ce qui est vraiment caractéristique du début des années 90, je crois, c’est qu’un effort tellement grand était fait pour prouver qu’ici, au Québec, on était pas raciste, que parfois,  ça en devenait un peu ridicule. Du genre, dans une scène de Scoop, justement, le rédacteur en chef québécois retourne chez lui, et tu vois que sa famille est uniquement composée d’enfants adoptés de toutes les cultures. Je n’ai rien contre ça, mais le fait que c’est l’unique fois qu’on voit sa famille dans toute la saison montre que les auteurs ont vraiment voulu ajouter un contenu ''multiculturel'' à l’épisode, même si ça ne fait pas avancer l’intrigue.

Ce qui est drôle, c’est que cette scène m’a vraiment rappelée qu’en deuxième année, je ne comprenais tellement pas pourquoi les personnages principaux des livres Mémo s’appelaient Ming, Zhara, Fernando et Luiz. A l’école Aux-Mille-Fleurs, à Saint-Hubert, mes amis se nommaient Caroline, Marie-Hélène, Jean-François, Alexandre…  C’est plus tard que j’ai compris que ça faisait partie d’une politique du ministère de l’Éducation. Aujourd’hui, l’intégration des autres cultures , je crois que ça va davantage de soi, et on est pas toujours obligé de prendre un gros marqueur jaune pour surligner notre non-racisme.  (Opinion très personnelle : Toutefois,  le gros débat sur les accommodements raisonnables qui a lieu de nos jours montre que nous avons un peu perdu le contrôle en ce qui concerne cette grande grande ouverture, et qu’en voulant plaire à tout le monde, on finit par s’oublier un peu…).
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Bon, alors sur une note un peu plus légère (ce blogue ne deviendra un ramassis de mes opinions sociales et politiques, don't worry…), j’ai bien aimé Scoop, c’était très divertissant, mais la fin m’a déçue. Je m’explique :

Ça fait au moins 4 épisodes que Stéphanie (Macha Grenon)  la grande reporter et fille du boss, sait qu’elle est enceinte de Michel (Roy Dupuis), le jeune journaliste sexy et aventurier . C’était plus un fuckfriend qu’autre chose, mais, tsé, no protection needed, on voudrait toutes un enfant de Roy Dupuis! Elle ne lui a toujours rien dit, parce qu’elle veut réfléchir afin de prendre la bonne décision. Elle affirme d’ailleurs :  ''Je peux encore me débarrasser du foetus! J’ai pas l’impression que c’est un être humain'' (hum , c’est vraiment un vocabulaire de femme enceinte, ça…).

Également, Michel est un être qui désire rester libre, et qui manque de vomir chaque fois que l’on parle de bébé…

Malgré tout, après une discussion métaphorique avec sa mère, qui compare le bonheur à du sucre à la crème ''Alors, ce bébé pourrait être mon sucre à la crème?'', elle décide de garder l’enfant… Bon, il serait peut-être temps d’avertir Michel, hein, ma grande?
Et elle le fait… à la dernière scène de la saison.

Scène finale :
Toute la salle de rédaction est réunie et on célèbre la fin de la grève… et là, Stéphanie, devant tout le monde, se penche à l’oreille de Michel, et lui chuchote : ''Je suis enceinte de ton enfant.''
Et là, il dit, tout haut : ''Tu vas avoir un enfant???''
Et elle crie : ''Oui!'' 
Et là, toute la salle de la rédaction se met à la féliciter…
Puis, ils se dispersent et Michel se dirige vers elle et la prend dans ses bras.

FIN.

Heuuuu…. 
C’est vraiment la réaction qu’on attend d’un gars qui veut pas être père et qui apprend en même temps que tous ses collègues de travail que sa pas encore blonde est enceinte…  

Bon, à part de t’ça, c’était ben bon, allez louer Scoop, si ce n’est que pour voir Rémy Girard dans son seul rôle gay en carrière.

lundi 23 août 2010

Récentes découvertes télévisuelles


           1. Les Chefs! à Radio-Canada


 Mes aptitudes culinaires étant assez limitées, je suis normalement attirée par des émissions du genre ‘’Comment réussir vos chaussons Pillsbury, une étape à la fois’’. Toutefois, je suis littéralement ‘’addict’’ à cette télé-réalité. En passant, je trouve drôle que le terme télé-réalité soit utilisé à toutes les sauces (jeu de mot culinaire ici), autant pour décrire Loft Story et Occupation Double qu’une émission comme Les Chefs! . Cette dernière, contrairement aux deux premières, mise sur un TALENT particulier des candidats (qu’ils ont réellement dans ce cas-ci… ce ne sont pas que des ‘’cuties’’ pseudos acteurs ou pseudos chanteurs). 

Également, Les chefs! ne capitalise pas sur le passé ou la personnalité tordue des candidats pour bâtir l’émission. Ainsi, on essaie pas de toucher notre corde sensible de façon déplacée en faisant un reportage sur le petit frère quadraplégique-sourd-aveugle de Sandy, la maniaco-dépressive de la gang. C’est uniquement le thème de l’émission qui est mis en valeur, soit la cuisine. À chaque fois, ça me donne le goût de me faire un p’tit plat gastronomique et j’en apprend beaucoup sur le monde culinaire en général (on peut faire des petites billes de pomme avec de l’agar-agar froid? WOW. Mais avant d’essayer ça, je vais devoir apprendre à couper un concombre en tranches égales). Le seul problème avec cette émission-là, c’est que ça me donne beaucoup trop faim…  je mange mon poids en bouffe à chaque fois devant la tivi.

2. Flashforward
 
Dans la lignée ''j'abandonne toute forme de vie sociale et je reste enfermé chez nous sans dormir pour écouter en rafale cette série là'' , Flashforward est un champion. Elle m’a été recommandée par un ami et je suis allée louer les 5 premiers épisodes… puis les 5 prochains (que j’ai finis en une soirée). Quand je suis retournée au club vidéo, avec l’attitude d’une junkie en manque de dope, je constate qu’ils n’ont QUE les 10 premiers épisodes de la première saison… la série est trop récente… quoi??? Ils vendent des demi-coffrets, astheure?... Ils sont vraiment miiichants. Qu’à cela ne tienne, je downloade (oh yeah, Word ne me souligne ‘’downloade’’ en rouge… c’est-tu ça, le progrès?) le reste de la série, en espérant fort fort ne pas faire éclater la limite autorisée par Vidéotron. Bah, ça devrait être correct. Que je me dis. C’est mon bonheur immédiat qui compte, et rien d’autre (cette phrase me décrit un peu trop bien…).

        Je ne dirai rien à propos de l’intrigue de Flashforward, parce que, comme c’est le cas pour n’importe quelle série, c’est beaucoup plus amusant de ne pas savoir ce qu’il en retourne, surtout que c’est dans le premier épisode (le ‘’pilot’’, qu’ils appellent) que l’histoire se met en place et qu’une multitude de ‘’punchs’’ sont révélés. La série met en vedette Joseph Fiennes (le frère de Ralph...), celui qu’on a connu surtout grâce à Shakespeare in Love (avis aux demoiselles, ici). Ok, ok, yé vraiment SEX. Mais il est également excellent acteur et crédible dans un rôle d’agent du FBI (ce qui n’est pas peu dire, étant donné le danger de tomber dans le stéréotype, ici).
       
        3.       La fin de Virginie.

Pas de commentaire ici, juste un grand sourire. :D  

   4.       Déménagement La Capitale

 La compétition est forte dans le domaine des compagnies de déménagement… Le Clan Panneton  et   Déménagement La Capitale se livrent une guerre sans merci, et dépensent des milliers et des milliers de dollars pour leur campagne de publicité. C’est dans la recherche des ‘’jingles’’ qu’ils mettent le plus d'efforts, employant les meilleurs compositeurs de l'industrie.

C’est le clan Panneton qui a parti le bal, et qui a littéralement pris par surprise son concurrent :


''Le Clan Panneton, pour déménager, vous signalez le 937-0707!
Ti-ti-tou-ti-tou-ti-tou,  touuuu touuu!
Le Clan Panneton, bonjour? Tatata!
Le 937, 0707, le 9-3-7-0-7-0-7 !
Le Clan Panneton, pour déménager, vous signalez le 937-0707!''

(le tournage a certainement eu lieu à 4h30 du matin, avec les camions du Clan Panneton qui se promènent sur le boulevard René-Lévesque… sans aucun traffic.) 

Mais Dénénagement La Capitale n’avait pas dit son dernier mot!!! :

''Déménager sans soucis! Déménagement, La Capitale!
Les meubles emballés, c’est garanti! Déménagement, La Capitale! 
Un canot, des électos, une compagnie, un bureau, l’entreposage, au besoin!
Les gardes-robes, ne vous coûteront rien!
Déménagement, La Capitale, Déménagement… La Capitale!!!''
(j’ai souligné mon boutte préféré…)

Selon moi, La Capitale a vraiment torché le Clan Panneton.
(et c’est sur ces mots que se termine ce billet… tsé, moi je parle des choses importantes de la vie.)